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Forum 2016: Allocution du Premier Ministre Mahammad Boun Abdallah DIONNE

Forum 2016: Allocution du Premier Ministre Mahammad Boun Abdallah DIONNE

  • Messieurs les Ministres,
  • Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,
  • Messieurs les Présidents des organisations professionnelles et patronales,
  • Chers parents,
  • Chers candidats au 1er Emploi,
  • Chers invités
  • Mesdames et Messieurs,

La tradition est désormais établie que le Forum du Premier emploi mobilise les énergies et conjugue les volontés dans un bel esprit de dialogue et de concertations dans le but de dégager des perspectives rassurantes à notre jeunesse en quête d’engagement social.

Derrière chaque jeune à la recherche du premier emploi, il y a toute une famille qui s’est soudée pour l’aider à gravir les échelons de la réussite. Un état d’esprit a prévalu. Puis des sacrifices ont été consentis. Place maintenant à l’espoir. A l’espérance. Je salue ici tous les efforts faits et encourage les jeunes à un devoir de reconnaissance à l’égard des parents qui, pour prix de beaucoup de privations, entrevoient une lueur à travers ce croisement d’univers, de profils, de projets, d’ambitions et d’opportunités en un seul lieu : le FORUM DU PREMIER EMPLOI.

La moitié du chemin est franchi par ces jeunes formés et qualifiés prêts à s’insérer dans la production avec de légitimes prétentions. Les candidats viennent à ce Forum nantis de références, armés de convictions.

Ce mérite revient au Mouvement des entreprises du Sénégal, le MEDS, qui a très tôt perçu les enjeux du futur combinant accroissement des effectifs de formation, donc hausse subséquente de la demande et atonie du marché de l’emploi, donc de l’offre qui souffre par ailleurs de la récurrence de l’inadéquation.

Le premier emploi est un couronnement d’efforts consentis par une chaîne de solidarités agissantes et, pour l’avoir bien compris, votre Mouvement, Monsieur le Président, a senti le besoin de passer à l’échelle en donnant à cette problématique une autre dimension, celle d’une réflexion globale qui inclut tous les acteurs autant en amont qu’en aval. Certains de ces jeunes dégagent des profils intéressants et par leurs talents et leurs compétences prometteurs ils envoient au monde de l’entreprise des messages de confiance du fait justement de l’excellence des parcours professionnels recensés ici ou là.

Au gré des éditions qui se suivent, les résultats obtenus sont de fait très encourageants voire satisfaisants puisque ceux auxquels le Forum est destiné, le prennent d’assaut à la recherche d’informations valorisantes ou en quête de rencontres salvatrices.

Vous devinez aisément à ce sujet le sentiment qui anime mon gouvernement qui se réjouit de cet espace d’opportunités sur fond d’échanges et de partage entre des générations mues par le désir ardent de faire du dialogue social un axe majeur d’inflexion de notre politique sous la conduite du Président de la République Monsieur Macky Sall.

Il y a des signes positifs : l’amorce d’une croissance durable, une baisse substantielle des charges, un regain d’investissement  et un frémissement dans l’embauche. Cette embellie s’apparente à un essai qu’il faut transformer pour entretenir la flamme d’enthousiasme, antidote nécessaire face au pessimisme qui guette.

La reprise, pour s’inscrire dans une perspective de durée, doit s’appuyer à la fois sur des facteurs objectifs et psychologiques. En se dotant ainsi d’un mental de gagneur, l’entrepreneur retrouve la confiance et l’espérance, le consommateur, la sérénité dans le choix et le décideur se réapproprie les capacités d’impulsion pour l’avenir. On le voit, la conjoncture, lorsqu’elle est souriante, l’est pour tout le monde.

Préparer notre avenir, c’est avant tout nourrir un projet collectif avec au centre du dispositif, les jeunes comme ossature, comme levier, dans un état d’esprit de fécondation, de dépassement et de fusion des volontés afin de dégager une perspective consensuelle.

En guise de contribution à l’emploi des jeunes, le gouvernement du Sénégal s’appuie sur quelques mesures phares : établir des priorités d’embauches, basées sur des économies d’échelles sans coupe arithmétique mais avec méthode et efficacité. Entendons-nous bien : la vocation de l’entreprise est de gagner des parts de marchés en misant sur des ressources de qualité. Il revient dès lors à la puissance publique de donner des gages en s’investissant pour des tâches perçues comme essentielles à notre pays.

En agissant sur l’environnement, le gouvernement desserre l’étau, ce qui permet aux entreprises de réajuster leurs appareils productifs avec à la clé des recrutements. Si créer des emplois est une opération de salut, ne pas en perdre en est une autre tout aussi digne d’intérêt et d’attention. Or très souvent nous ne lions pas les pertes d’emplois au décrochage industriel ou au déficit chronique  de nos échanges commerciaux. Empêcher l’un et conjurer l’autre participent du même souci d’amélioration des marges des entreprises à laquelle sont sensibles les dirigeants des grandes, petites et moyennes entreprises. N’est-ce pas Monsieur le Président du MEDS ?

En conviant tout ce monde à ce Forum du 1er Emploi, vous poursuivez le double objectif de détection de talents par le renouvellement périodique des compétences et l’anticipation des entreprises sur les étapes ultérieures de leur développement. L’Etat du Sénégal, conscient de l’âpreté de la concurrence, a mis en place divers instruments financiers dédiés à l’investissement, à l’innovation, aux prêts pour trésorerie ou concours ou encore aux apports en fonds propres.

Nous osons affirmer avec force que nous disposons désormais de banques qui prêtent à l’économie. Est-il besoin de le rappeler, investir est le meilleur moyen de préparer l’avenir. Nous nous sommes montrés à la hauteur en participant activement aux travaux de la COP 21, convaincus que les prochaines décennies s’amorcent sous le sceau de la rupture : les défis technologiques d’un côté, les impératifs de transition énergétique de l’autre ainsi que l’expansion du Numérique. Ces tendances lourdes sont inéluctables et nous incitent à plonger dans l’approche prospective pour dessiner le scénario du Sénégal de demain.

Les jeunes, forces montantes, devront en bonne logique prendre une place conséquente dans les conquêtes du futur qui passent par l’obtention d’emplois en phase avec les métiers à venir. Ces métiers touchent à tous les secteurs qui, loin de s’opposer les uns aux autres, doivent, dans un bel élan de volontarisme affiché, participer à l’élévation du niveau de la production et de la qualité des emplois pour espérer acquérir des avantages comparatifs dans ce vaste champ de compétitivité.

A cet égard, il peut y avoir un « label » Sénégal fondé sur un consensus entre acteurs motivés pour rendre notre pays encore plus attractif. Nul n’est mieux placé que vous pour comprendre que les PME représentent un important vivier d’embauches. En plus de leurs tailles, elles se distinguent par leur flexibilité très recherchée par les jeunes en raison de l’autonomie relative qu’elles offrent et d’une chaîne de décision plus simplifiée. Les jeunes plébiscitent la réactivité et vantent la souplesse du Management des entreprises.

Malgré le chômage qui perdure, des difficultés de recrutement persistent dans certains secteurs moins attractifs toutefois pour des profils correspondants. Ce n’est pas le moindre des paradoxes du marché de l’emploi chez nous. Il se dit dès lors que les emplois de demain se préparent aujourd’hui….L’enjeu, c’est de mettre plus de jeunes dans l’emploi. C’est rassurant et motivant à la fois quand on place au-dessus de tout les intérêts majeurs de note cher pays,             le Sénégal.

 Je vous remercie de votre aimable attention. 

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